Film L’Ascension (Восхождение) sous-titres en anglais

L’Ascension (Восхождение )
URSS, 1977, 1h51, noir et blanc
Réalisation : Larissa Chepitko
Scénario : Larissa Chepitko, Yuri Klepikov, d’après le roman Sotnikov de Vasiliy Bykov
Photo : Vladimir Choukhnov, Pavel Lebechev
Musique : Alfred Chnitke
Montage : Valeriya Belova
Décors : Youri Rakcha
Production : Mosfilm, Trete Tvorcheskoe Obedinenie
Interprètes : Boris Plotnikov (Sotnikov), Vladimir Gostyukhin (Rybak), Sergey Yakovlev (le maire du village), Lyudmila Polyakova (Demchikha), Viktoriya Goldentul (Basya), Anatoliy Solonitsyn (Portnov, l’agent de la Gestapo), Mariya Vinogradova (la femme du maire)

Sortie en URSS : 2 avril 1977 ;
Présentation au Festival de Berlin : juin 1977

Biélorussie, hiver 1942. L’armée allemande progresse sur le front russe. De nombreux villages sont passés sous le joug nazi. Un détachement de partisans de l’Armée rouge fuit, et deux hommes (Boris Plotnikov et Vladimir Gostyukhin) sont envoyés à la recherche de ravitaillement. Un long et périlleux périple dans la steppe commence ; ils seront bientôt faits prisonniers.

L’Ascension est un film très personnel pour Larissa Chepitko : malade et enceinte, elle s’interroge sur ce qu’elle laissera derrière elle. Elle se promet de réaliser ce film si elle s’en sort. Coup du sort, L’Ascension sera bel et bien son ultime film, juste avant son décès accidentel en 1979.

« Mon film est un voyage vers l’humanité, vers le devenir de l’être humain à l’intérieur des deux personnages. » (Écran 78, n°67, mars 1978). Comment réagissent deux hommes face à une même situation ? L’immortalité spirituelle existe-elle ? Capturés par les Allemands, Sotnikov et Rybak sont torturés : s’ils ne collaborent pas, ils seront pendus. Face à la mort, l’un cède, trahissant les siens. L’autre, certain d’avoir raison, accepte de voir la mort droit dans les yeux, tel un dernier acte patriotique. Un lent chemin de croix, une butte où l’on dresse la potence devant les villageois réunis… La métaphore christique est évidente. Mais Dostoïevski est ici bien présent également : « C’est certain qu’il y a quelque chose de Muychkine dans le personnage de Sotnikov, un mysticisme typiquement russe dans ce symbolique face à face du héros et du traître. » (Marcel Martin, Le Cinéma soviétique, L’Âge d’Homme).

Ascension

L’œuvre est plastiquement splendide, le noir et blanc très contrasté, et l’interprétation remarquable. L’Ascension sera récompensé par l’Ours d’or au Festival de Berlin 1977.

Source : http://www.institut-lumiere.org/manifestations/lascension.html

« Pendant la dernière guerre, quelque part dans la neige, un groupe de partisans de l’armée rouge traque les nazis et crève de faim. Deux hommes partent en ravitaillement. Un rusé, coriace, Rybak, et un instituteur reconverti dans l’artillerie, le pâle Sotnikov. Il fait très froid sur l’écran _ superbe noir et blanc très contrasté _ et l’on se demande si Sotnikov ne va pas nous quitter prématurément. Mais non, il tient le coup, il tue même un Allemand. Un starets leur cède un agneau, une femme seule avec trois petits enfants les cache un moment, hélas, Sotnikov éternue et les Allemands font prisonniers les partisans et leurs complices involontaires.

Entre en scène l’abominable salaud Portnov, chargé de l’interrogatoire, un beau visage à la Céline, des yeux très clairs, annonçant d’une voix douce qu’il va révéler à Sotnikov « le sac de merde » qui est en lui comme en chacun de nous. Dès lors, la démonstration de Chepitko devient pesante, systématique au point d’en être impressionnante. Portnov, c’est le mal absolu, laid, triste, avec ses bourreaux ; Sotnikov c’est l’étincelle de dignité indestructible qui prouve qu’un peu de Dieu est aussi dans le sac susnommé. Et plus on avance dans la douleur, plus le tableau se précise : Sotnikov est un personnage émacié du Greco, fiévreux, un peu féminin, c’est le Christ, face au satanique Portnov et à la lâcheté des autres, plus ou moins grande selon les caractères, Rybak étant parfait dans le rôle de Judas. Tableau qui culmine après la montée d’une rue enneigée (le calvaire) sur une butte (le Golgotha) où se dresse un gibet… « 

Source : https://www.lemonde.fr/archives/article/1988/07/30/l-ascension-de-larissa-chepitko-portnov-et-son-complexe_4086507_1819218.html

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