La Soif – Guelassimov

Bar aux Lettres

La Soif est un très beau roman. Étrange et un peu dur, mais aussi vraiment très court.

Andreï Guelassimov, La Soif, Babel, 2006, 128 pages.

cvt_la-soif_574J’ai lu ceci comme un ode, à l’estime de soi, même si je n’aime pas ce terme, à l’art aussi. L’écriture est tranchée, directe et les ellipses grandement maîtrisées. Elles sont dans les dialogues, la temporalité est indiquée dans l’espèce de didascalies, et cela donne une continuité très agréable au récit.
Ce récit c’est celui d’un homme dont le corps a brûlé durant la guerre en Tchétchénie. Il en porte les stigmates physiques en mentaux. Alcoolisme, mort, détérioration du corps, tous ces sujets sont traités et ce n’est pas forcément évoqué avec légèreté.

Nous trouvons donc un narrateur qui a déjà sombré avec ses démons, dépressif, alcoolique, deux de ses copains, qui étaient aussi dans le tank qui a brûlé l’entraîne à la recherche…

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