L’Enfance d’Ivan Réalisé par Andrei #Tarkovski (1962) sous-titres français

Durée 85 mn

Avec Nikolai Bourlaiev (Ivan Bondarev) , Valentin Zubkov (le capitaine Kholine) , Yevgeni Zharikov (le lieutenant Galtsev)

Année : 1962

Synopsis

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un jeune garçon de 10 ans et sa mère contemplent la paisible campagne qui s’étale sous leurs yeux. Soudain, un coup de feu éclate. L’enfant réapparaît, sortant d’une maison en ruines. Au poste de police, le garçon, Ivan Bondarev, transi et mouillé, refuse de répondre aux questions du lieutenant Galtsev, mais accepte de parler au capitaine Kholine. Entre l’enfant et le capitaine naît une solide et touchante amitié. Ivan accepte alors de dangereuses missions d’espionnage dans le camp allemand pour le compte de l’armée soviétique…

Critique 

Par Pierre Murat

En URSS, tout cinéaste devait réaliser un film sur les ravages de la Seconde Guer­re mondiale. Il y en avait de magnifiques : L’Arc-en-ciel, de Mark Donskoï, ou Quand passent les cigognes, de Mikhaïl Kalatozov. Celui du jeune Tarkovski s’en éloigne. Pas par le lyrisme : comme ses confrères, le cinéaste débutant célèbre – en plans sublimes ! – la terre russe, accueillante, maternelle. Mais on ne trouve pas, chez lui, la moindre trace de « héros positif », auquel se condamnent tous les réalisateurs qui veulent vivre en paix avec le pouvoir. C’est en espionnant pour les siens que le petit Ivan est devenu cette machine à tuer : visage d’ange et coeur de pierre. Tarkovski le filme comme une caricature d’adulte, drogué à la violence et à la haine. Tous deviennent responsables de son état : l’ennemi invisible et omniprésent, mais aussi les Russes, qui ne se sont pas rendu compte du mal qu’ils lui faisaient…

Cette vision iconoclaste attira l’attention des professionnels étrangers (Lion d’or du premier film à Venise), mais aussi celle des bureaucrates soviétiques, qui n’auront de cesse de brimer le cinéaste jusqu’à son exil en Italie, des années plus tard. Aussi beau qu’il soit (plus sensuel que d’habitude, aussi), ce film reste mineur si l’on songe aux chefs-d’oeuvre que le cinéas­te réalisera plus tard : Andreï Roublev, Stalker ou Le Sacrifice. Reste le souvenir d’un gamin aux mèches blondes qui sourit à la vie et à sa mère, avant d’être plongé, par bêtise, dans l’horreur absolue.

Source : http://www.telerama.fr/cinema/films/l-enfance-d-ivan,6399.php

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