Le Salon Livre Paris 2018 met à l’honneur la littérature russe

On parlera russe à Paris du 16 au 19 mars à l’occasion du salon Livre Paris, la plus grande manifestation littéraire de France. Parmi la cinquantaine de littératures nationales représentées, le salon met à l’honneur les lettres russes au moment où se déroulera l’élection présidentielle en Russie.

Le salon Livre Paris 2018, qui se déroule du 16 au 19 mars, aura donc l’accent russe : une quarantaine d’auteurs russes ont été invités.

Les nouveaux talents littéraires russes

Livre Paris a choisi de faire découvrir la jeune littérature russe qui s’exprime aujourd’hui à travers le roman mais aussi la littérature jeunesse, le polar, la science-fiction, la poésie et même l’embryonnaire bande dessinée russe. « Ces auteurs reconnus comme de nouveaux talents, viendront témoigner du dynamisme et de la qualité de la production littéraire russe », s’est félicité le 13 février Vincent Montagne, qui porte la double casquette de président du Syndicat national de l’édition (SNE) et de président de Livre Paris. Parmi eux par exemple, Zakhar Prilepine, 42 ans, politicien controversé proche d’Edouard Limonov, mais aussi écrivain parmi les plus doués de sa génération.

Si quasiment tout le spectre de la littérature russe contemporaine sera représenté, on déplore cependant certaines absences, a regretté François Deweer, directeur de la librairie du Globe, la grande librairie russe de Paris et responsable de la programmation du pavillon russe. Parmi ces absents (« parce qu’ils avaient autre chose à faire! »), on note les noms de Vladimir Sorokine ou Sergueï Lebedev, deux auteurs pourtant publiés en français. Il manquera également à l’appel la prix Nobel de littérature russophone Svetlana Alexievitch « qui n’a pas souhaité se rendre à Paris ».

Hommages à Soljenitsyne, Gorki ou Maïakovski

Parmi les invités de prestige, Natalia Soljenitsyne, l’épouse et la relectrice infatigable de l’auteur de « L’Archipel du Goulag » et d' »Une journée d’Ivan Denissovitch », sera présente Porte de Versailles à Paris pour discuter de l’oeuvre de l’écrivain disparu il y a 10 ans et dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la naissance.

Mais, s’il ne s’agissait que de célébrer les anniversaires d’écrivains russes les quatre jours du Salon n’y suffiraient pas. 2018 marque aussi le bicentenaire de la naissance d’Ivan Tourgueniev, le 150e anniversaire de la naissance de Maxime Gorki ou encore le 125e anniversaire de la naissance de Vladimir Maïakovski.

Parmi les nouveautés, une scène Polar et une Young Adult

Le Salon sera également l’occasion de lancer, avec quatre premiers titres, le programme « Bibliothèque russe », un projet étalé sur 10 ans qui prévoit la publication (chez différents éditeurs) d’une centaine de volumes de classiques russes « oubliés ».
A propos de classiques, les amateurs de Tolstoï suivront (on imagine avec passion) le « faux procès » littéraire intenté à Anna Karénine ! L’épouse d’Alexis Karénine sera défendue et accusée par de vrais avocats ! Ces « faux procès » font partie des nouveautés du Salon. Un autre « procès » est prévu pour savoir si Gaston Lagaffe mérite ou non d’être licencié !

Une scène Polar et une scène Young Adult seront installées pour la première fois « avec l’idée de donner plus de visibilité à ces genres, qui attirent plus de lecteurs », a indiqué Sébastien Fresneau, directeur de Livre Paris. Apparu l’an dernier, le Pavillon Afrique s’ouvrira cette année à la littérature des Caraïbes et a choisi de faire de l’Afrique du Sud son invité d’honneur. Parmi les auteurs invités, il y aura notamment l’écrivaine sénégalaise Aminata Sow Fall, 76 ans, une des plus grandes plumes de la littérature africaine francophone.

Une cinquantaine de pays représentés

Le Québec sera également en force au Salon avec une quarantaine d’auteurs dont le romancier Christian Guay-Poliquin, lauréat du Prix France-Québec 2017 pour « Le poids de la neige » (La Peuplade / L’Observatoire). Au total, une cinquantaine de pays seront représentés.

Côté français, les visiteurs pourront rencontrer des éditeurs absents les années précédentes (Viviane Hamy, Anne Carrière, L’Observatoire) mais ne trouveront pas de stand Grasset ou Stock, deux éditeurs du groupe Hachette, qui ont choisi de ne pas venir au Salon pour des raisons budgétaires. Gratuit pour les moins de 18 ans, l’entrée du Salon est de 10 euros en semaine, 12 euros le week-end ou 34 euros pour les quatre jours.

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